petit journal non-intime de la vie d'une jeune femme de 22 ans vivant dans la ville de Montréal. Elle vous livre (peut-être dans le vide)ses craintes, ses joies et ses pensées. Tout ça avec une petite touche psycho bien sûr.
28 juin 2011
5 mois plus tard...
WOW ! Mon premier post remonte déjà à presque 5 mois ! Tant de choses se sont passé dans ma vie et dans le monde depuis.. Je viens de célébrer mon 22e printemps.
J’étudie toujours en psychologie à l’université de Montréal. Toutefois, ma relation avec ce domaine a grandement évolué en 5 mois. Par évolué je ne veux pas dire amélioré, loin de là.
Disons que je ne correspond pas au modèle de l’étudiante zélée en tête de classe. Bien qu’il faudrait que j’y corresponde pour pouvoir accéder à ma profession de rêve.
Dernièrement j’ai eu une discussion intéressante avec ma mère suite à un souper de famille animé. Pour faire d’une histoire longue un court résumé : Elle m’a fermement conseillé (obligé) à ne pas changer la voie que j’ai choisie, puisque selon elle, et je la cite : Une minorité visible doit avoir un TITRE pour réussir dans la vie, et une femme faisant partie d’une minorité visible doit être parmi les meilleurs de son domaine pour réussir dans la vie.
En repensant à son discour, je tremble... Les jeunes femmes et jeunes hommes de ma génération seront-ils un jour assez bon pour leurs parents ? Je parle ici plus précisément des enfants immigrants de 2e génération ou 3e génération (dans mon cas). Ma mère est une femme professionnelle qui réussit, travaille à son compte et a réussi à élever ses 3 filles seules tout en gardant sa santé mentale intacte (ou presque ! ). Bref, elle est comme beaucoup d’autres femmes de sa génération : une super-woman.
Elle s’attend donc, après avoir passé une bonne partie de sa vie à bosser dur et sans relâche pour nous offrir non seulement le nécessaire mais la crème de la crème au niveau de l’éducation, des valeurs, de la sécurité financière et émotive, à ce que nous (ses chères filles précieuses) devenions des « super-woman-4G». Au fond d’elle je suis certaine qu’elle espère qu’on devienne plus éduquées, plus riches, plus belles et bien entendu plus chanceuse en amour qu’elle.
Ouf.
Théoriquement parlant c’est épuisant donc imaginez la lourdeur et l’ampleur de cette tâche du point de vue pratique.
Bref, cet été se résume à être un été de questionnements profonds pour moi.
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